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L’arrivée de 450 000 immigrants par année pourrait stimuler l’économie canadienne si ces nouveaux arrivants peuvent jouir d’un meilleur taux d’emploi

Le Canada doit améliorer le taux d’emploi des immigrants de manière à tirer avantage de la hausse des niveaux d’immigration, selon les conclusions d’un nouveau rapport publié par le Conference Board du Canada.

Ottawa, le 2 octobre 2017 — Le Canada doit améliorer le taux d’emploi des immigrants de manière à tirer avantage de la hausse des niveaux d’immigration, selon les conclusions d’un nouveau rapport publié par le Conference Board du Canada.

« L’immigration contribue grandement à l’économie canadienne, mais les obstacles sur le plan de l’emploi auxquels sont confrontés les nouveaux arrivants empêchent le Canada de tirer pleinement parti des avantages économiques, précise Kareem El-Assal, associé de recherche principale, Immigration, au Conference Board du Canada. Les conversations sur les niveaux d’immigration futurs au Canada doivent porter au-delà du nombre d’immigrants et tenir compte de la manière dont le Canada peut assurer une meilleure intégration des immigrants sur le marché du travail. »

Points saillants

  • Alors que le gouvernement fédéral se prépare à annoncer d’ici le 1er novembre la cible du Canada en matière d’immigration, le rapport intitulé 450 000 immigrants par année? L’intégration, un facteur déterminant de la croissance analyse l’incidence de l’immigration sur le plan économique entre 2017 et 2040.
  • Si le Canada devait accepter 450 000 nouveaux arrivants par année, tel qu’il est recommandé par le Conseil consultatif en matière de croissance économique du gouvernement fédéral, le PIB réel augmenterait en moyenne de 2,05 % par année, l’immigration contribuant à près du tiers de la croissance de l’économie.
  • Le maintien du statu quo relativement aux niveaux d’immigration améliorerait tout particulièrement le PIB réel par habitant. D’autre part, le maintien du statu quo aurait une incidence moindre sur l’atténuation des contraintes économiques et budgétaires du Canada.
  • Tenir compte des défis en matière d’intégration sur le marché du travail auxquels les immigrants font face depuis longtemps est essentiel afin de stimuler l’apport de l’immigration sur le plan économique.

 

Alors que le gouvernement du Canada se prépare à annoncer d’ici le 1er novembre sa cible en matière d’immigration pour 2018, le rapport évalue l’incidence sur le plan économique d’une hausse de l’immigration. Une hausse des niveaux d’immigration stimulerait la croissance du PIB réel, car une population plus importante se traduirait par une augmentation des dépenses et du nombre de travailleurs, facteurs bénéfiques à l’économie. Si le Canada devait accepter 450 000 immigrants par année d’ici 2025, le PIB réel augmenterait en moyenne de 2,05 % par année entre 2017 et 2040. Cette hausse correspond à une augmentation de 0,20 point de pourcentage par rapport aux perspectives de croissance actuelle, lesquelles s’établissent à 1,85 %.

En outre, le vieillissement de la population ralentirait, car la proportion de personnes âgées passerait de 24,0 % à 22,5 % en 2040. Puisque les immigrants ont tendance à être plus jeunes que la moyenne nationale, les dépenses liées aux soins de santé en pourcentage des recettes provinciales diminueraient de 2 points de pourcentage pour s’établir à 40,5 % en 2040. Par ailleurs, le PIB réel par habitant serait légèrement inférieur à celui du maintien du statu quo des niveaux d’immigration en raison de l’afflux des revenus des nouveaux arrivants inférieur à la moyenne nationale. Dans le scénario d'immigration plus élevé, le PIB réel par habitant en 2040 est de 61 628 $, en baisse d'environ 1 270 $, cependant cela aurait peu d’incidence sur les travailleurs déjà au Canada.

Par contre, une hausse des niveaux d’immigration pourrait donner naissance à des contraintes économiques et budgétaires si le Canada ne relève pas les défis liés au marché du travail auxquels les immigrants doivent souvent faire face. Selon un précédent rapport du Conference Board, le sous-emploi se traduit pour une perte approximative annuelle de 12,7 G$ en salaires pour les immigrants. Ainsi, la croissance économique canadienne subit les conséquences d’une perte de productivité, d’une baisse des recettes fiscales et d’une réduction du pouvoir d’achat des immigrants.

450 000 immigrants par année? L’intégration, un facteur déterminant de la croissance, rapport publié par le National Immigration Centre du Conference Board, analyse les défis en matière d’immigration auxquels fait face le Canada et les occasions qu’il peut saisir. Matthew Stewart, directeur de la division Prévisions nationales au Conference Board du Canada, présentera les conclusions de ce rapport dans le cadre d’un webinaire en direct tenu le 17 octobre 2017 à 14 h, HAE.

Le Conference Board du Canada tiendra les 30 et 31 mai 2018 son 4e Sommet canadien de l’immigration annuel à Ottawa. Chaque année, cet événement important réunit des centaines de leaders d’opinion sur l’immigration venus de partout au Canada, notamment des ministres, des représentants du gouvernement, des représentants d’entreprises et des fournisseurs de services d’aide à l’établissement.


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